Antiracisme

Lundi 22 décembre 2008

Yvelines : agressé parce qu'il est noir | 19.12.2008, 19h04 | Un jeune Africain de 20 ans a été agressé, ce matin, au cœur du quartier du Vieux Pays à Sartrouville (Yvelines). Vers 5h20, rue du Docteur-Roux, trois jeunes gens âgés d'une vingtaine d'années, d'origine maghrébine mais natifs du quartier, agressent un passant à coups de morceaux de bois. Leur victime ne se laisse pas faire. L'Africain blesse l'un de ses agresseurs d'un coup de couteau. La police est prévenue par des riverains. L'homme au couteau et l'un de ses agresseurs sont placés en garde à vue. Le suspect confirme qu'il s'agit bien là d'une agression gratuite. «Il affirme qu'ils ont vu arriver ce passant et qu'ils ne voulaient pas voir un Noir circuler dans leur quartier », ajoute un policier. Le suspect devrait être déféré aujourd'hui au parquet de Versailles. leparisien.fr

Aucun communiqué sur le site de SOS Racisme ou du MRAP. Comme c'est curieux ...
Par Stéphane Bougere
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 24 novembre 2008

La police canadienne a ouvert une enquête à l'encontre d'un adolescent de 14 ans accusé d'avoir incité à des actes de violences envers les roux en lançant sur Facebook la "Journée nationale des coups de pied aux roux".
C'est après avoir visionné un épisode de la série South Park, dans lequel le personnage Cartman, entre en guerre contre les roux, qu'un adolescent de Vancouver aurait décidé d'ouvrir un groupe sur Facebook afin de faire de la journée du 20 novembre la "National Kick a Ginger Day".

Rapidement, le groupe a atteint les 5.000 membres et est devenu un phénomène de mode dans de nombreux pays, et plusieurs internautes semblent avoir pris l'appel au pied de la lettre. Ainsi, selon de nombreux témoignages postés sur Facebook ou
recueillis par les médias canadiens, des dizaines d'adolescents roux auraient reçus des coups de pied de la part de leurs camarades de classe.
L'adolescent à l'origine du groupe, qui a depuis été supprimé, s'est excusé, expliquant qu'il ne s'agissait que d'une farce. Mais la police canadienne estime qu'il s'agit là d'un "crime de haine" et a ouvert une enquête.


- Un extrait de l'épisode de South Park sur les roux


Par Stéphane Bougere
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 6 novembre 2008


http://www.forum-socialiste.net/viewtopic.php?f=24&t=16442&st=0&sk=t&sd=a

Tout commence par un message du dénommé Le Gog qui dénonce les réactions à géométrie variable des antiracistes. Le titre de son sujet de discussion est Le silence de la LICRA, de SOS racisme, de BHL & les autres. Il ne fait aucun commentaire et renvoie seulement à un article que voici :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69686

En fait, ce qui est sous-entendu dans son message, c'est que les agressions anti-arabes sont nettement moins médiatisées que les agressions antisémites (ce qu'on avait d'ailleurs déjà tous remarqué). Il lui semble donc scandaleux que les associations antiracistes n'aient pas parlé de l'agression de Nouredine Rachedi.

Un socialiste qui ose critiquer BHL et la LICRA, ainsi qu'une surmédiatisation des agressions antisémites, c'en était trop, il avait outrepassé les limites du supportable. C'est ainsi qu'aussitôt après le message du Gog, le dénommé Solitaire fit comprendre au Gog qu'il avait vraiment franchi la ligne jaune :

« Ca signifie quoi ce titre?
Que SOS Racisme ne combat que l'antisémitisme?
Te rends tu compte que tu emploies les mêmes arguments que le FN ... ? »

Oui, vous l'aurez compris, Solitaire est le militant typique du PS, qui a la bien-pensance de son côté (enfin c'est ce dont il est persuadé) et qui passe son temps à traquer et à dénoncer ceux qui pensent « mal ». Et comme tout militant du PS qui se respecte, lorsqu’il a à faire à une personne qui ose dire des vérités qui ne vont pas dans le sens de la doctrine officielle du parti, il fait aussitôt appel à la figure de Jean-Marie Le Pen ou du FN. Oui, alors que le sujet de discussion n'a rien à voir avec le FN, Solitaire ne peut s'empêcher de rappeler à l'ordre le Gog : Mais tu es fous, tu es en train de rejoindre le côté obscur de la force, tu reprends les arguments du FN !!!!!!!!


Oui, même si le FN devait avoir raison sur un point, le militant socialiste de type Solitaire ne pourrait pas s'empêcher de penser qu'il a tort. Même si le FN devait avoir raison sur un point, il faudrait nécessairement penser l'inverse pour rester dans le camp des démocrâââtes. Oui, le militant PS ne s'est pas principalement engagé en politique POUR un idéal mais CONTRE Jean-Marie Le Pen, ce qui explique cette fascination malsaine que décrit très bien NABE dans la vidéo suivante :

 

 


Marc-Edouard Nabe, l'anti-anti-lepéniste
envoyé par Misteryxchatain


Voyant qu’il avait peut-être été un peu dur avec le Gog, Solitaire dû reconnaître :

« Je n'ai pas dit que tu étais proche du FN. »


Ouf … L'honneur est sauf ... Le Gog est sympathisant des Indigènes de la République (il est donc difficile de faire plus extrémiste et con que lui), mais pas de Le Pen, il fait encore donc partie du champ de la démocrâââtie ...

 

« Juste que sur ce sujet, ta démarche est identique avec des résultats différents.
SOS Racisme, la LICRA ont l'indignation sélective...
Va sur n'importe quel site d'extrême-droite et tu trouveras ce genre d'argument. »

 

Encore l’extrême droite … Vous avez dit obsession ?

 

Troisième message de Solitaire :

 

« De QUOI je parle?
Mais de toi, mon gars.
Et du fait que ta prose consistant à insinuer que SOS Racisme ou la LICRA ne se mobilisent que pour certaines causes (c'est à dire ne se bougent que lorsqu'il y a antisémitisme (ou suspicion de) et donc, pas dans ce cas) procède de la même DEMARCHE intellectuelle (enfin, si j'ose dire) que celle de types d'extrême droite. »

 

Oui, encore l’extrême droite …

Oui, le militant PS souffre d’une psychopathologie mentale grave qui l’empêche de pouvoir discuter sereinement et calmement de sujets touchant à l’antisémitisme. On ne sait pas pourquoi, mais il devient aussitôt pris de convulsions, se met à hurler et devient alors complètement dingue.

 

Je me moque de Solitaire, mais le Gog (décidément, quel nom ridicule), ne vaut guère mieux. En effet, soit les agressions antisémites sont surmédiatisées (c’est ce que je pense personnellement), soit les agressions autres (anti-arabes, en l’occurrence) sont sous-médiatisées. Mais ça ne peut pas être les deux à la fois. Oui, c’est pour le moins contradictoire de prétendre que l’antisémitisme est surmédiatisé et de vouloir de le même temps que le racisme anti-arabe soit médiatisé de la même façon. A mon sens, il s’agit d’une conséquence de la concurrence victimaire, nous nous plaignons que des juifs passent trop à la télé quand ils sont victimes d’agression, mais nous voulons que tout fait divers touchant notre communauté entraîne des réactions médiatico-politiques aussi forte. Or, il convient de rappeler que les agressions racistes que peuvent subir les uns et les autres ne relèvent ni de SOS racisme, ni du JT de Pujadas ou Rozelmack, mais de la Justice française. S’est en effet curieusement développée ces dernières années l’idée selon laquelle une agression raciste devait passer au journal télévisé. Le plus important n’est plus d’obtenir la condamnation des agresseurs, mais de passer à la télé. Assez révélateur de l’époque dans laquelle nous vivons …

 

Un autre intervenant, Sarkonaute, soutien inconditionnel de Sarkozy, comme son nom l’indique, explique au Gog (décidément, je me ferais jamais à ce nom à la con) :

 

« bah des agressions racistes il y en a tous les jours, et celle-ci n'est pas d'une gravité exceptionnelle qu'elle justifie un foin.

par exemple, sur la même page google, on apprend qu'un militant FN a été tabassé à Sarreguemines par les clients d'un "Kebab" qui l'ont traité de nazi.
on attend ton indignation.
par ailleurs le type n'a visiblement, si j'en crois ses interviews, pas tellement cherché à mobiliser sos-racisme et consorts, il s'est tourné vers ses amis du MIR. »

 

La réaction du Gog ne tarde pas :


« bien fait.
Les Fhaine méritent ce qu'il leur arrive.
J'étais à Bitche il y a peu.
T'imagine très bien que tes larmes sur les militants Fhaine bastonnés, je m'en contrefiche. »

 

Donc si je comprends bien, on peut tabasser toute personne que l’on considère comme extrémiste. On peut casser la gueule à Houria Bouteldja ? A Arno Klarsfelf ? Alain Madelin ? Pierre Lellouche ? Génial !!!! Youpi !!!!

 

Non, pour redevenir sérieux, heureusement que le monde de le Gog n’est pas la réalité, on sombrerait rapidement dans la guerre civile.

 

Il fallut attendre un message de Boy 99 (qui n’est pas socialiste et qui a failli être banni plusieurs fois de ce forum sans jamais avoir violé la charte, ce qui montre une fois de plus qu'il n'y a pas plus hostile à la liberté d'expression qu'un sympathisant du PS) pour avoir droit à un propos sensé :

 

Le Gog avait dit : « Sache qu'à force de se faire humilier (je passe sur les conditions, même les nazes les connaissent), il est tout à fait LEGITIME que les harcelés parfois (et parfois seulement) osent se rebeller contre cette atteinte permanente faite à leur dignité. »


Réponse de Boy 99 : « Marrant ça. Selon un antiraciste forcené type Le Gog, un noir à le droit d'être raciste puisqu'il subirait du racisme. Un blanc lui par contre, s'il devient raciste, ce n'est pas parce qu'il a subi du racisme mais bien parce qu'il est fondamentalement raciste (puisqu'il est blanc). Et oui c'est une personne se déclarant antiraciste qui déblatère de telles inepties. Mais, n'étant pas rancunier je souhaite que tu ne sois jamais victime de la rebellion contre ces atteintes permanentes faites à leur dignité

Comme je l'ai toujours dis sur ce forum, faire une hiérarchie des antiracismes est ignoble et ne vaut pas mieux que la hiérarchie des races édictée par les nazis. Et oui, contrairement à ce que vous pensez le racisme anti-blanc existe au même titre que le racisme anti-noir.
Je ne sais pas où vous habiter, mais lorsque j'étais au collège les blancs se faisaient insulter de "sale français", des inscriptions "nique la france" étaient parfois inscrites sur des murs ou sur les tables et pourtant jamais ces "jeunes gens issus de la diversité" n'avaient été provoqué par quiconque que ce soit de la part des élèves ou des professeurs. Alors voyez messieurs, les blancs dont vous faites surement partie n'ont pas le monopôle de la connerie. Je ne comprendrais jamais cette tartufferie de ce prétendre anti-raciste ... tout en légitimant ou minimisant à outrance un racisme pourtant bien réel. Tant que vous ne serez pas objectif sur ces questions là, ne vous étonnez pas de voir le peuple(qui lui connait et subit la réalité) vous donner des claques magistrales à chaque élection présidentielle. »



Ah oui, sur cette agression qui aurait été passée sous silence selon le Gog, on peut trouver dix sept pages sur cette affaire quand on fait des recherches avec google :


http://www.google.fr/search?hl=fr&rls=GFRG,GFRG:2007-18,GFRG:fr&q=%22Nouredine+Rachedi%22&start=180&sa=N
 

Pour une affaire qui aurait été étouffée, on a vu mieux ...

 

Quant au fait que les juifs antiracistes ne se seraient pas prononcés sur cette agression, selon le Gog, c'est encore assez drôle. Je n'ai fait des recherches que quelques minutes et je me suis aperçu que cela avait entraîné des communiqués du CRIF et même du groupuscule extrêmiste la Ligue de Défense Juive :


http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=11737&artyd=9


http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article473

Décidément, le Gog a perdu une bonne occasion de se taire.

Par Stéphane Bougere
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 4 novembre 2008


http://www.lemegaphone.net/tag/sos-racisme



De l’idéologie antiraciste ou du fascisme victimisant

Chers amis, c’est en qualité de “beur” que je m’adresse à vous aujourd’hui. Un “beur” usé par sa différence ; non parce que victime d’actes racistes, mais parce que las de voir cette différence instrumentalisée à des fins politiques par certains groupuscules : SOS Racisme ; la LICRA ; le MRAP et les pâquerettes… fers de lance de la lutte droit-de-l’hommiste de la Gauche post-68attardée. (Puisse-t-elle se réveiller un jour ?)

Quand la lutte contre le racisme devient une idéologie.

Qui eût pu se douter qu’une lutte généreuse, pacifiste et humaniste était en passe de devenir, pour reprendre les mots d’Alain Finkielkraut, “l’idéologie de notre temps” ?
Peut-on raisonnablement affirmer aujourd’hui que “l’antiracisme” (à distinguer de la lutte contre le racisme) soit devenu le communisme du XXIe siècle ?
Si la question se pose, c’est parce que l’antiracisme n’est plus un combat, mais une façon de voir le monde. Une manière profondément racialiste - au sein même d’une République universaliste - de déterminer notre société. C’est l’exaltation du fameux rapport oppresseur/opprimé avec, dans le rôle du méchant et je vous le donne en mille, le français pure souche ; le rôle du gentil m’étant gracieusement attribué, à moi, “le beur” persécuté.


En accumulant les coups spectaculaires, la surmédiatisation d’actes racistes isolés présentés comme des réalités, ces gens excluent et victimisent. Le mots “noir” et “arabe” deviennent des gros-mots. On parle désormais de France black/blanc/beur. Avec la complaisance des médias, ces activistes parviennent à faire croire que la France entière est raciste, plutôt que de s’attarder sur les réalités d’un système défaillant, délaissant par la même les considérations socio-économiques et sociétales.

Art. 1er de la Constitution de la Ve République :

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La Constitution du 4 Octobre 1958 est éloquente. Non contente d’aller à l’encontre des principes de notre République, l’idéologie antiraciste a le chic de rétablir les races au sommet des considérations sociales et politiques. Contre-productive, cette posture n’est pas sans susciter de nombreux effets pervers, des dommages collatéraux comme on dit…

De la paranoïa raciste au racisme anti-blanc.

Oui, et c’est le cœur lourd que je l’écris, c’est une réalité : le racisme existe toujours. Mais contrairement à ce que tentent de nous faire croire les porte-drapeaux de l’antiracisme, il est à mille lieues d’être une généralité, ni même une psycho-pathologie majoritaire… La réalité, c’est qu’il est le fait d’une petite somme d’abrutis haineux et frustrés, qui parlent au nom de la majorité silencieuse, pacifiste et tolérante.
Le célèbre et sage adage dit : “Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse”. Nos chers amis MRAPistes (mais aussi de la LICRA, de SOS Racisme etc.) seraient donc bien inspirés de comprendre que les mauvaises herbes ne font pas le potager.
J’ai, en 18 ans de vie, du être soumis à des contrôles d’identité, des railleries, des regards suspects dans le bus ou le métro. Effectivement, je ne peux le cacher, c’est écrit sur mon front : “Je viens d’ici et d’ailleurs”.
J’ai souvent cru bon de m’exciter pour un rien, galvanisé par cette propagande avec laquelle il faut le dire, j’ai été bercé. Puis j’ai compris que mes attaques étaient bien souvent diffamatoires et arbitraires, paranoïaques même. Et quand bien même elles eussent pu être justifiées, est-ce une raison pour généraliser et développer un complexe maladif ?

Cette doxa, car il n’y a pas d’autre mot pour définir ce mouvement, est de fait l’instigatrice d’un nouveau phénomène : celui du racisme anti-blanc. Pas besoin d’être sociologue pour le comprendre. “Les jeunes issus de l’immigration” ont fini par croire qu’ils étaient vraiment ce qu’on prétendait qu’ils étaient, c’est à dire des opprimés. Pas par le système, non ! Mais par “l’Opresseur” infâme qu’est l’homme blanc. Julien Green avait ce mot juste, “C’est peut-être la plus grande consolation des opprimés que de se croire supérieurs à leurs tyrans.” Et c’est de là que nait le racisme anti-blanc : la haine vouée à “l’oppresseur”, ennemi public n°1 des “minorités visibles”. Un bourreau monté de toute pièce par de nouveaux idéologues manipulant la souffrance des uns pour se donner le plaisir d’haïr les autres.

Feu Jean Baudrillard a, avant de nous quitter, subtilement établi une comparaison entre SOS Racisme et SOS Baleine. Il expliquait très justement que le rôle de SOS Baleine, ce n’était pas de lutter contre les baleines mais de venir en aide à celles-ci. Il y a là une confusion sémantique profonde, et en découle généralement un effet pervers : la montée d’un “nouveau racisme”. Un racisme qui n’est plus ethnocentriste à proprement parler, mais un racisme d’opposition systématique, fruit de l’expansion des replis communautaires. Une haine du français de souche à l’égard du français d’origine étrangère, et inversement proportionnel. Le résultat d’une propagande n’ayant eu de cesse de dresser les gens les uns contre les autres, au nom de la Paix. Incohérence ou véritable volonté politique de maitriser le débat idéologique français, à l’heure où le pouvoir fuit la politique au profit des acteurs surpuissants de la mondialisation libérale, dont nos idéologues sont à la fois les pourfendeurs, mais aussi les “idiots utiles” ?

C’est un cri de colère et de lassitude que je pousse. Je ne puis plus supporter un seul instant que l’on utilise ma différence pour la mettre au service d’une idéologie pernicieuse.
Je voudrais leur dire à ces gens : à SOS Racisme ; au MRAP ; à la LICRA et les autres que je suis français avant d’être “beur”. D’ailleurs, je ne suis pas du lait de vache baratté. Je suis un citoyen qui, non sans renier ses racines, est fier de pouvoir dire : “J’aime la France !"

Par Stéphane Bougere
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 20 juin 2008

http://www.lefigaro.fr/livres/2008/05/15/03005-20080515ARTFIG00075-tous-n-etaient-pas-des-anges-.php

Simon Epstein enquête sur un constat paradoxal: des antiracistes choisissent la Collaboration et des antisémites la Résistance.

Pendant très longtemps tout parut clair et logique. Le régime de Vichy était présenté comme un système revanchard, peuplé de personnages pratiquement tous classés à l'extrême droite. Ce simplisme avait quelque chose de rassurant: il évitait de se poser trop de questions gênantes sur la fin de la IIIe République; il permettait surtout d'occulter beaucoup de trajectoires assez sinueuses.

Dans L'Étrange défaite, l'un de ces maîtres livres écrits à chaud pendant la Seconde Guerre mondiale, Marc Bloch avait bien vu que rien n'était aussi clair, le pacifisme des années 1920-1930, soulignait-il déjà, eut son rôle dans la défaite de 1940. Par la suite, de bons historiens, comme Jean-François Sirinelli, étudièrent plus spécifiquement ce phénomène. Il n'empêche que les vieux clichés avaient la vie dure. La mise en cause de René Bousquet et de Maurice Papon ouvrit sans doute définitivement les yeux : deux radicaux avaient bel et bien mis leurs compétences au service de Vichy.

Économiste et historien, Simon Epstein a lui aussi contribué à abattre quelques confortables idées reçues en publiant, il y a sept ans, un livre iconoclaste, consacré à plusieurs dreyfusards passés dans les rangs de la Collaboration. Dans ce nouvel ouvrage, il poursuit son enquête, affine sa démonstration et soulève un autre lièvre en partant à la recherche des antisémites présents au sein de la France libre.

Doriot contre l'antisémitisme

À dire vrai, les pages relatives à ces investigations ne sont pas les plus convaincantes. Autour du général de Gaulle, à Londres, il y eut sans doute quelques hommes peu philosémites, mais ils demeurèrent isolés. Il serait plus exact de reconnaître qu'à côté de figures venues de la gauche, comme Georges Boris, René Cassin et Pierre Brossolette, beaucoup de Français libres ou de grands résistants avaient été des lecteurs de L'Action française, sans nécessairement partager les sentiments de Maurras envers les Juifs. Quelques-uns étaient dans ce dernier cas, mais leur nombre n'est guère significatif.

Plus riches d'enseignement sont les passages dans lesquels Simon Epstein dévoile des dizaines d'itinéraires étonnants, insoupçonnés, de progressistes souvent très actifs après la Première Guerre mondiale au sein des organisations antiracistes et qui, à partir d'un certain moment, versèrent dans l'antisémitisme.

En 1931, Doriot était encore sympathisant de la Lica (Ligue internationale contre l'antisémitisme), Paul Chack, fusillé à la Libération, était présent le 10 mai 1933 à une grande réunion publique de protestation contre l'antisémitisme nazi au Trocadéro. Exécuté lui aussi en 1945, le journaliste Paul Ferdonnet, de sinistre mémoire, proclamait de son côté en 1934 son horreur du racisme allemand. Figure de Je suis partout, Pierre-Antoine Cousteau se révèle sous les traits d'un pacifiste convaincu, ami des Juifs. Membre du cabinet de Léo Lagrange en 1936, le socialiste Marc Augier deviendra quant à lui l'écrivain Saint-Loup, chantre des SS sous l'influence d'Alphonse ­de Châteaubriant, lui-même ancien dreyfusard. À ce tableau éloquent, il faut enfin ajouter plusieurs ministres de Vichy au premier rang desquels Pierre-Étienne Flandin, René Belin, Lucien Romier, Marcel Peyrouton et ­Joseph Barthélemy : tous dans les années 1920 ou 1930 s'étaient élevés contre les persécutions.

 Pas d'explication

Simon Epstein ne propose pas une véritable explication du phénomène troublant qu'il constate et éclaire. De fait, il est difficile de trouver une grille d'interprétation unique. Tout au plus peut-on remarquer que pour beaucoup le tournant se situa au milieu des années 1930, quand arrivèrent en grand nombre des Juifs venus d'Europe centrale, porteurs de traditions et de cultures particulières. Le pacifisme est évidemment une autre clef importante : il est facile d'imaginer que pour des gens farouchement opposés à toute action armée, les Juifs, à partir d'un certain moment, devinrent des fauteurs de guerre, objets d'une haine inexpiable.

En sens inverse, un nationalisme conséquent et sincère ­prédisposait à la Résistance, comme l'attestent tant d'exemples, du colonel Rémy à Pierre de ­Bénouville en passant par Honoré d'Estienne d'Orves.
Un paradoxe français: antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance de Simon Epstein Albin Michel, 124 p., 28 €.

Par Stéphane BOUGERE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 12 juin 2008

En tant qu'habitant de la campagne, je souhaiterai pousser un coup de gueule :

Comme chacun le sait, la situation de bons nombres de paysans français est aujourd'hui très difficile. L'augmentation récente du prix de l'essence a rendu la situation des gens de la campagne très complexe, la voiture étant le seul mode de transport utilisé et les trajets étant souvent très longs. Je dépense, à titre personnel, aujourd'hui presque autant d'argent pour mon transport que pour mon alimentation. Et je pense ne pas être le seul dans ce cas. Loin de là ...

L'extrême gauche devrait donc se faire entendre sur ces sujets et nous défendre, au moins de temps à autre. Et pourtant, c'est le silence absolu. Besancenot semble se préoccuper exclusivement des "jeunes de banlieue" et de son copain Joey Starr. La banlieue par-ci ... la banlieue par-là ... mais jamais un mot pour les paysans ou les campagnards. Non pas qu'il ne faut pas s'occuper des banlieues ... mais la défense des uns n'empêche pas la défense des autres, il me semble.

En réalité, Besancenot, comme il l'explique si bien lui-même, est issu du mouvement antiraciste, il est donc extrêmement xénophile. Un jeune de banlieue immigré l'intéresse, par conséquent, bien plus, qu'un paysan "blanc", autrement dit un beauf Dupont-Lajoitiste aux yeux de la gôôôche. C'est d'ailleurs pour cette raison que la LCR ne parviendra jamais à remporter la moindre élection d'envergure nationale. Sur cent ouvriers, 0,5 votent pour la LCR. Pour les paysans, ça ne doit guère être mieux. Ces travailleurs "blancs" n'intéressent pas, ou très peu, les bobos-gauchistes-antiracistes comme Besancenot qui préfèrent s'intéresser uniquement à l'Autre, à la minorité ... La xénophilie fait que si tu es "blanc", tu as beau travailler à l'usine depuis l'âge de seize ans, habiter dans un bled pourri où il ne reste rien, la droite s'occupe plus de toi que l'extrême gauche. On croit rêver ...

Je souhaite donc, en vertu desdits éléments, donner un petit conseil à tous les campagnards et paysans de France :


Peignez-vous le visage en noir, brûlez vos papiers, portez une kippa, déclarez-vous ouvertement homosexuel ... et alors Besancenot et la gôôôche se préoccuperont de vos problèmes. C'est très sérieux, je ne plaisante pas. Je pense effectivement que si les campagnards étaient majoritairement "noirs", et les banlieusards majoritairement "blancs", Besancenot parlerait matin, midi et soir des "jeunes de la campagne", "des paysans qui galèrent" ... et de son copain Kamini. La xénophilie exacerbée de cette gôôôche détermine depuis trop longtemps leur action politique et leur fait perdre des élections qu'ils devraient gagner aisément étant donné la conjoncture économique actuelle. Mais je crois qu'ils n'ont pas encore compris cette évidence. Pauvre de eux ...

Par Stéphane BOUGERE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 7 juin 2008


 
                     



1 - L’antiracisme est opposé au racisme, sauf au racisme anti-français

 

Les antiracistes et plus particulièrement l'association "SOS Racisme" sont censés dénoncer le racisme, mais n'en dénoncent, en réalité, qu'une seule forme : le racisme s'exerçant à l'encontre des minorités. Ils ne se préoccupent guère du racisme s'exerçant à l'encontre de personnes n'appartenant à aucune minorité (racisme anti-français) qui n'aurait, selon eux, rien à voir avec le racisme.

Sur le site Internet de "SOS Racisme", plusieurs thèmes font l'actualité :

- Vigile insulté : SOS Racisme porte plainte

Un vigile a sans doute été victime de propos racistes. SOS Racisme en fait sa "une". Pourquoi ne parlent-ils pas également de cette agression raciste http://stephane.bougere.over-blog.com/article-18870850.html, qui fut à la fois verbale et physique ? Ah, non, suis-je bête, ce racisme ne visait aucune minorité, ça ne compte donc pas.

- L'affaire Ouaddou : un joueur de foot traité de "sale noir" par un supporter du FC Metz, SOS racisme porte plainte

SOS racisme réagit à l'affaire Ouaddou, pourtant, il n'y eut aucune réaction de leur part lors du match 
France-Algérie du 6 octobre 2001. Idem pour le match France-Maroc de 2007, ce qui provoqua la colère de M. Hoareau, journaliste au canard enchaîné http://stephane.bougere.over-blog.com/article-16964385.html.

Ce racisme qui n'émanait pas d'une personne seule comme dans l'affaire Ouaddou mais de plusieurs milliers de personnes a pu être exercé en toute impunité puisque, de toute façon, pour les antiracistes, quand le racisme ne vise pas une minorité, c'est tout sauf du racisme. Les antiracistes vont même jusqu'à expliquer que ce racisme verbal anti-français a des causes profondes, et y voient là, bien souvent, un usage tout à fait légitime de la liberté d'expression. Un groupe de rap français (Sniper) a même pu chanter "la France est une garce" et "on nique la France" dans une de ses chansons sans que cela entraîne la moindre réaction de la part des associations antiracistes (seuls des jeunes identitaires avaient poursuivi ce groupe en justice) ; quand on connaît la tendance très prononcée desdites associations à en faire des tonnes pour des histoires qui n'ont strictement rien à voir avec le racisme (voir notamment la mise en cause de J.M Cavada par P. Klugman dans la récente "affaire" Stefanovitch : http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/municipales_2008/20080217.OBS0879/video_polemique__klugman_demande_des_excuses_a_cavada.html), c'est pour le moins surprenant ...

2 . L'antiracisme va de pair avec la repentance et la culpabilisation de la France et des Français ... ce qui finit par exaspérer bon nombre de gens

Un troisième thème fait l'actualité sur le site de SOS racisme:

- Appel en faveur d’un enseignement effectif de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage. 


Cela va contribuer à culpabiliser encore plus les Français qui n'ont strictement rien à voir avec la colonisation et l'esclavage, et dont même les ancêtres, n'eurent, pour la quasi-totalité d'entre eux, absolument rien à voir avec tout ça. Mon grand-père fut pêcheur puis commerçant. Il commença à bosser à l'âge de neuf ans et travailla durant toute sa vie professionnelle, dix-sept heures par jour, sept jours sur sept, pour gagner, au final, un revenu extrêmement faible, ne lui permettant même pas d'installer l'eau courante chez lui. Pensez-vous que des esclaves ont travaillé pendant quatre-cents ans pour ma famille ? Evidemment, non. Idem pour 99,9 % des français. Cette repentance permanente donne, en outre, une image désastreuse de la France aux immigrés qui finissent par se victimiser à outrance et imputent à la France la responsablité de tous leurs problèmes. En retour, ça exaspère bon nombre de Français non-immigrés et ça contribue à dresser les gens les uns contre les autres.

3 - L’antiracisme a favorisé la montée des problèmes de délinquance … et par conséquent le racisme anti-immigrés

 

En plus d'avoir favorisé les sentiments de haine à l'égard de la France, l'antiracisme a également favorisé la montée des problèmes de délinquance. En effet, pour contrer le discours du Front national, la gauche antiraciste a cru bon pendant longtemps devoir fermer les yeux sur la montée de la délinquance juvénile (le fameux "sentiment" d’insécurité), puis victimiser les délinquants, dans les quartiers, lorsqu'ils étaient issus de l’immigration. Ils n'ont vu, pendant longtemps, dans la demande de sécurité des citoyens, que la seule influence des idées de Le Pen. 

 

4 - L’antiracisme provoque un " 2 poids 2 mesures" permanent  


L'autre jour, France 2 a diffusé un téléfilm, "Le septième juré", qui montrait, de manière tout à fait arbitraire, les notables "de souche" d'une localité quelconque tous complices afin de faire passer pour coupable d'un meurtre un homme en raison de son origine maghrébine. J'ai regardé ce téléfilm avec une personne proche du mouvement anti-raciste. Celle-ci considérait que ce téléfilm était une dénonciation du racisme et a montré ce téléfilm à ses enfants, dans un but éducatif. Je lui ai alors demandé ce qu'elle aurait pensé d'un téléfilm montrant du début à la fin des personnes "noires" et "arabes", commettre des agressions racistes envers des "blancs", par exemple dans une banlieue française. Elle m'a répondu qu'elle trouverait ça raciste envers les "noirs" et les "arabes" ... avant de se raviser, comprenant son erreur. Oui, un téléfilm montrant un "blanc" raciste du début à la fin est considéré comme une magnifique dénonciation du racisme. Un film montrant des immigrés racistes envers des "blancs", comme cela arrive parfois dans la réalité, est considéré, au contraire, comme raciste. C'est ce que pense, à titre d'exemple, le MRAP : http://stephane.bougere.over-blog.com/article-20043471.html. C'est un des nombreux dommages collatéraux de l'anti-racisme. Ce qui vaut pour les uns, ne vaut pas pour les autres. Dans l'idéologie dominante antiraciste, le racisme, ça ne marche que dans un sens ; il ne peut émaner que d'un "de souche", sauf dans le cas d'un agression antisémite où il peut également émaner d'un "Youssouf Fofana". Mais excepté le cas de l'antisémitisme, une personne issue d'une minorité ne peut pas être à l'origine d'actes racistes. Enfin si ... mais il ne faut surtout pas trop en parler. Concentrons-nous plutôt sur l'abominable Dupont Lajoie !


5 . L'antiracisme a réduit de manière gigantesque la liberté d'expression ... ce qui risque causer des dégats irréversibles

 Il est devenu impossible aujourd'hui de se déclarer contre le droit du sol sans être aussitôt comparé à un célèbrissime dictateur allemand et moustachu. Pourtant, le droit du sol est très critiqué aujourd'hui, y compris chez des gens de gauche, mais qui n'ont (comme c'est curieux) jamais accès aux plateaux-télé. Difficile aussi de pouvoir se déclarer librement favorable à l'immigration choisie sans provoquer des réactions délirantes.Certains sujets sont devenus quasimment interdits au débat et lorsque les débats sont autorisés, les fantômes de Mussolini ou Hiltler s'y invitent régulièrement.

6 . L'antiracisme est un mouvement anti-populaire

Plutôt que d'essayer de faire en sorte que, dans une banlieue, les "de souche" et les immigrés vivent ensemble, les antiracistes ont désigné un bouc-émissaire : le Français moyen, le "de souche", et, ont à l'inverse, pris le parti de l'immigré, et ce, systématiquement, en faisant de lui une victime.


Voilà ce qu'explique Julien Landfried sur ce point et auquel je souscris entièrement:

« En 1983, la gauche a changé de logiciel politique et économique. Elle n'avait plus les moyens de gagner les élections et a donc élaboré une stratégie de substitution au socialisme : c'est l'invention de l'anti-racisme médiatique. Avant, on parlait de lutte des classes, depuis, c'est "Touche pas à mon pote" !
 »

 

« La représentation du Français, depuis les années 1970, a pris la figure du "beauf " de Cabu, un travailleur blanc, macho, raciste, un plouc inculte. C'est l'image du Français devenue dominante dans les élites culturelles de gauche. Un film marquant, lui aussi des années 1970, Dupont Lajoie, montre un travailleur "blanc" qui est ontologiquement raciste. Il y a un phénomène de substitution qui est apparu dans les années 1980 : on préfère au travailleur français, qui était une figure du peuple, la figure de l'immigré. Aujourd'hui on est toujours dans cette configuration idéologique, qui a évolué en " sans-papiérisme". A force de rechercher la fraternité ailleurs, cela me semble surtout signifier que l'on n'a pas tellement envie de la rencontrer dans son pays, avec ses voisins les plus proches : les classes populaires. »

7 – L’antiracisme (je ne parle ici pas de l'antiracisme professionnel, mais de la mentalité antiraciste en général) est une forme de racisme  à part entière, une sorte de racisme inversé (haine de soi, francophobie et/ou occidentalophobie + xénophilie)

En réalité, l'antiraciste, tout comme le raciste, est victime d'une erreur permanente. Il n'est jamais objectif :


- Lorsqu'un enfant "blanc" issu d’une famille antiraciste est en classe avec vingt-cinq élèves "blancs" et un seul élève "noir", s'il doit n'avoir qu'un seul copain, ce sera probablement l'enfant "noir" et ce, exclusivement en raison de sa couleur de peau. Sa seule couleur de peau fera qu’il sera perçu, par l'enfant antiraciste, comme forcément plus sympathique que les enfants "blancs". Plutôt que de faire abstraction de la couleur de peau ou de l'origine de l'Autre, l'antiraciste reproduira ici, inconsciemment, les mêmes mécanismes que le raciste, mais de manière inversée.

- Un antiraciste "blanc" non-religieux ne mettra jamais les pieds dans un cours de catéchisme. Par contre il se convertira peut-être à l'islam. On peut citer à titre d'exemple le rappeur Akhenaton et la rappeuse Diams, tous deux convertis à l'Islam (concernant Diams : http://diams.centerblog.net/3770-Ni-Chienne-de-garde--ni-sage). Pensez-vous vraiment qu'une "fille" comme Diams, fan de 50 cent (rappeur bling-bling, héro du film autobiographique "get rich or dying" et accusé d'une tentative de meurtre sur son fils depuis quelques jours), de Mc Do et de Foot Locker (magasin de chaussures de marque), comme elle l'explique si bien dans sa merveilleuse, que dis-je, dans sa victorhuguesque chanson "Ma France", ait pu passer son enfance entre les cours de catéchisme et les messes du dimanche matin ? Evidemment non, mais comme l'Islam est la religion de l'Autre, peu importe que l'on soit croyant ou non, que l'on soit religieux ou non ... de toute façon, c'est trop d'la balle !

- Un antiraciste ayant le choix entre aller voir un bon film américain au cinéma et un mauvais film africain ira probablement, contre toute logique, voir le second. Tout simplement parce que c'est un film africain ; peu importe au fond, la qualité réelle de celui-ci. De la même manière, l'africanité du djembé explique à elle seule le succès incroyable qu'a connu cet instrument en France ces dernières années chez de très nombreux jeunes français issus de familles de la gauche antiraciste. Peu importe que l'on aime ou pas le son du djembé, la musicalité est secondaire, c'est forcément un instrument génial puisqu'il est africain ! Si le djembé avait été un instrument européen, avec exactement la même forme et le même son, on n'aurait jamais vu le moindre le gamin en jouer. Le plus ridicule dans l'histoire, c'est que la fabrication massive du djembé à destination des petits occidentaux contribuerait à la déforestation de pays comme le Sénégal (http://209.85.135.104/search?q=cache:gK8odvw4yEcJ:www.radio-canada.ca/actualite/v2/tj22h/archive50_200510.shtml+%22Instrument+de+musique+ou+de+destruction%22&hl=fr&ct=clnk&cd=1&gl=fr). Pour des gens qui sont sensés être soucieux du sort de l'Afrique et des africains ... On a vu mieux ...

Pour en revenir à nos moutons ... euh ... je veux dire ... aux antiracistes ... comme je l'ai dit plus haut, l'antiraciste est victime d'une erreur permanente. Sa vision de la réalité est faussée, déformée. Il n’est jamais objectif. Il refuse de voir une réalité qui est différente de celle qu’il a idéalisée en amont. Pour lui seul l’"Homme blanc", la France et/ou l’occident sont coupables. Tout ce qui a une image exotique ou orientale est, à l’inverse, de facto positif. C’est pour cette raison que l’anti-raciste écrira plutôt un livre à la gloire du "Che" qu’un livre sur Clémenceau. Et c’est aussi pour cette raison qu’il refusera de condamner les violences commises par un "non-blanc" en les justifiant par un problème de chômage alors même, que si ces violences avaient été commises par un "blanc", nul n'aurait jamais trouvé d'excuses déchargeant de toute responsabilité leurs auteurs.

Tout comme le raciste, l'antiraciste adoptera un comportement différent selon qu'il ait à faire à un "blanc" ou un "non-blanc". Alors que le raciste traitera défavorablement le "non-blanc", l'antiraciste le traitera, à l'inverse, particulièrement favorablement (il sera ainsi nettement moins sévère avec un "non-blanc" concernant les problèmes de délinquance qu'avec un "blanc"). Pourtant, l'idéal n'est pas de le traîter favorablement mais tout simplement de le traîter normalement, équitablement. L'idéal est de ne pas être raciste. Or, ne pas être raciste et être anti-raciste sont deux choses totalement différentes.
Ne pas être raciste, c'est être objectif, ne pas avoir d'à priori. Etre antiraciste, c'est être à la fois francophobe et/ou occidentalophobe, et xénophile, d'où des raisonnements souvent illogiques et extrêmement subjectifs. Il suffit d'écouter le chanteur Renaud pour s'en rendre compte : 

comme chacun le sait, Renaud est un chanteur engagé de gauche. Il a toujours assumé son affection et sa fascination pour François Mitterrand auquel il envoyait des copies de chacun de ses disques à leur sortie.
Il fut proche du mouvement antiraciste. En 1983, il s'engagea activement pour la Marche des beurs, puis pour la campagne Touche pas à mon pote de SOS Racisme. Il symbolise donc très bien l'idéologie de la gauche antiraciste. 
J'ai pris deux chansons de Renaud illustrant très bien cette présence à la fois de francophobie et de xénophilie dans la pensée antiraciste : il s'agit d'"Hexagone" et de "Salut Manouche".

La francophobie (chanson "Hexagone")

Cette chanson dresse un portrait épouvantable de la France et des Français.

« la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément. »

« Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin. »

« Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr. »

« tous des tocards, tous des faux culs. »

« les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles. »

« j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité. »

« ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons. »

« en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages. »

« Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés. »

« En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons. »

« Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants. »

Lorsque Renaud évoque la France et les Français (de souche), il en parle uniquement en mal. Il s'en prend, de surcroît essentiellement aux Français "d'en bas" et voudrait "tous les voir crever étouffés de dinde aux marrons". A l'inverse, lorsque Renaud parle d'étrangers ou de Français issus de minorités, toute cette haine disparaît. Ainsi, lorsqu'il parle des gitans dans sa chanson "salut manouche", il devient soudainement très positif.

La xénophilie (chanson "Salut manouche")

Quand tu t'es pointé sur la zone
Qui pousse au pied d'mon HLM,
Tu as garé ton vieux Saviem
Près d'un pylône.
Z'aviez rangé vos caravanes
Comme les chariots dans un western.
Soudain dans ma banlieue minable
C'était moins terne.
Toi, ta famille, tes chiens, tes mômes,
Tes copains, tes frangins, tes poules,
C'est comme une grande bouffée d'ozone,
Quand ça déboule.

Salut l'gitan,
Salut l'manouche.
Tu t'souviens d'moi ?
Tu m'avais filé ton canif,
Toi tu t'prends toujours pour Cartouche ?
Moi j'ai toujours pas mon certif.

Mario fait toujours le rémouleur,
Angelo fabrique ses paniers,
Moi j'sais bien qu'dans ces p'tits métiers,
Faut faire son beurre.
Il faut avoir des à-cotés,
Toi t'en as toujours eu un max,
Du genre qui font que quand t'es gaulé,
Et ben tu casques.
Tirer la bagnole à un cave,
J'appelle pourtant pas ça un crime :
C'est toujours aux bourgeois qui friment
Qu'tu les chouraves.

Salut l'gitan,
Salut l'manouche.
Tu t'souviens d'moi ?
Tu m'avais filé ton vieux peigne,
Cigarillo au coin d'la bouche,
T'as bien toujours la même dégaine.

T'as toujours ton sacré clébard,
Croisement d'bâtard avec bâtard ;
Tu voulais m'le vendre un milliard,
J'les avais pas.
T'as encore un nouveau tatouage,
Moi j'ai fait trois points sur la main.
Et j'me suis fait percer l'oreille
Par un copain.
Mais ça plaisait pas au dirlo,
Alors y m'a viré d'l'école.
Si j'le croise dans la rue c'mariole
J'lui fais la peau.

Salut l'gitan,
Salut l'manouche,
Tu t'souviens d'moi ?
T'avais failli m'donner ta montre,
Ma mère m'a dit qu't'avais l'air louche.
Moi j'me fous d'c'que les vieux racontent.

Si tu r'tournes bientôt aux Baumettes
Essaie d'dire bonjour à mon vieux :
Dis-y qu'j'ai r'trouvé ses lunettes
Au-d'ssous d'son pieu.
Dis-y qu'y s'inquiète pas pour moi :
Son fiston c'est pas un gadjo.
Dès qu'j'ai quinze ans j'trouve un boulot
Et j'fais comme toi :
J'me paye une vieille DS ruinée
Une caravane et un clébard,
Je laisse les cons dans leur clapier,
Et puis j'me barre.

Salut l'gitan

Alors que le raciste aurait dit du bien des Français de souche et du mal des gitans, Renaud fait exactement l'inverse. Il voit d'un côté d'abominables Français de souche qui vont dans les bals populaires, qui sont pétainistes ... et de l'autre côté des gitans qui en s'installant dans la banlieue la rende "soudain moins terne" et dont l'un d'entre eux, est une sorte de Robin des bois qui accomplit des bonnes actions en volant des voitures puisque c'est "toujours aux bourgeois qu'il les chourave." On retrouve ici la francophobie et la xénophilie. Une intolérance et une haine prodigieuses envers son propre camp et une idéalisation de l'Autre, qui est systématiquement vu, uniquement sous son angle positif.
 

 

8 – Le mouvement raciste et le mouvement antiraciste sont en réalité très proches l'un de l'autre


A la francophilie et la xénophobie lepénistes, ont répondu pendant presque trente ans, la francophobie et la xénophilie anti-racistes. Les uns ont défendu les "de souche" contre les immigrés, les autres, les immigrés contre les "de souche". Deux pièces d'un puzzle s'assemblant à la perfection, telles une organisation syndicale et une organisation patronale défendant l'une et l'autre, sans objectivité aucune, les intérêts d'une catégorie de la population contre les intérêts d’un autre groupe. De façon injuste, la pièce du puzzle "antiracisme" a été considérée comme étant de facto positive, alors qu'elle n'était pas plus objective que la pièce "racisme". Le comble de l'histoire, c'est que la pièce "antiracisme" a fortement contribué à envoyer la pièce "racisme" au second tour des présidentielles de 2002 ; on peut en effet comprendre que le paysan "taré" dont "le pinard et le camembert sont la seule gloire" et le monstrueux travailleur "blanc" qui a commis ce crime épouvantable consistant à apprécier les "bals populaires" et les "feux d'artifice", tous deux détestés et pointés systématiquement du doigt par la gôôôche antiraciste aient pu finir par s'égarer chez J.M. Le Pen. Je ne pense pas, en effet, que dix-huit pour cent des français soient tous, sans exception aucune, d'abominables fascistes ayant pour livre de chevet "Mein Kampf". Si la gauche antiraciste s'était préoccupé du sort de ces gens-là au lieu de les mépriser, le FN n'aurait jamais pu dépasser la barre des dix pour cent.

Par Stéphane BOUGERE
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 31 mai 2008

Dans mon article sur l'antiracisme (http://stephane.bougere.over-blog.com/article-19784416.html), voilà ce que j'ai écrit dans mon paragraphe 5 :

5 – L’antiracisme provoque un " 2 poids 2 mesures" permanent  

L'autre jour, France 2 a diffusé un téléfilm, "Le septième juré", qui montrait, de manière tout à fait arbitraire, les notables "de souche" d'une localité quelconque tous complices afin de faire passer pour coupable d'un meurtre un homme en raison de son origine maghrébine. J'ai regardé ce téléfilm avec une personne proche du mouvement anti-raciste. Celle-ci considérait que ce téléfilm était une dénonciation du racisme et a montré ce téléfilm à ses enfants, dans un but éducatif. Je lui ai alors demandé ce qu'elle penserait d'un téléfilm montrant du début à la fin des personnes "noires" et "arabes", commettre des agressions racistes envers des "blancs", par exemple dans une banlieue française. Elle m'a répondu qu'elle trouverait ça raciste envers les "noirs" et les "arabes" ... avant de se raviser, comprenant son erreur. Oui, un téléfilm montrant un "blanc" raciste du début à la fin est considéré comme une magnifique dénonciation du racisme. Un film montrant des immigrés racistes envers des "blancs", comme cela arrive parfois dans la réalité, est considéré, au contraire,
comme raciste. C'est un des nombreux dommages collatéraux de l'anti-racisme. Ce qui vaut pour les uns, ne vaut pas pour les autres. Dans l'idéologie dominante antiraciste, le racisme, ça ne marche que dans un sens ; il ne peut émaner que d'un "de souche", sauf dans le cas d'un agression antisémite où il peut également émaner d'un "Youssouf Fofana". Mais excepté le cas de l'antisémitisme, une personne issue d'une minorité ne peut pas être à l'origine d'actes racistes. Enfin si ... mais il ne faut surtout pas trop en parler. Concentrons-nous plutôt sur l'abominable Dupont Lajoie ! On retrouve ici les deux caractéristiques essentielles de l'antiracisme, à savoir la francophobie et le xénophilie, d'où ce " 2 poids 2 mesures" permanent.


Le MRAP vient de me donner raison :

Clip «Stress»: le Mrap veut que Justice soit faite.

DISCRIMINATION - Le Mouvement porte plainte contre les responsables du clip, estimant qu'il «est porteur de stéréotypes et de clichés racistes»...

Le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) a annoncé ce vendredi qu'il avait décidé de porter plainte contre «les responsables» du clip musical Stress du groupe électro Justice, annonce l'association sur son site.

Dans ce clip controversé, réalisé par Romain Gavras, le fils du cinéaste, on assiste au rodéo urbain d'une bande de jeunes à travers Paris et sa banlieue. Au menu, agression, saccage, vol... La douzaine de blousons noirs, ornés du logo en forme de croix du groupe, terrorise la ville façon «Orange Mécanique» du 21e siècle. Eprouvante, la vidéo s'achève par le passage à tabac du caméraman qui filme la bande, ponctué d'un «Ça te fait kiffer de filmer ça, fils de pute?»


Voici le clip mis en cause :

 


Cette vidéo ne vous rappelle rien ? Moi si, les agressions commises à l'encontre des manifestants anti-CPE. Certes la vidéo se veut second degré et donc caricaturale, mais je pense qu'elle n'en pas moins tirée d'une certaine réalité. Beaucoup de gens pourraient témoigner avoir vécu des choses assez similaires. Mais le MRAP trouve cela abominablement raciste. Montrer un jeune noir ou arabe raciste et violent est raciste. Faites la même vidéo avec l'abominable Dupont-Lajoie et le MRAP n'y trouvera rien à redire. Bien au contraire, il y verra là une merveilleuse dénonciation du racisme des blancs. Mais dans l'autre sens, ils apprécient un peu moins apparemment ... Encore une preuve de leur très très très grande subjectivité ...

Par Stéphane BOUGERE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 26 mai 2008


Comme chacun le sait, Renaud est un chanteur engagé de gauche. Il a toujours assumé son affection et sa fascination pour François Mitterrand auquel il envoyait des copies de chacun de ses disques à leur sortie.

Il fut proche du mouvement antiraciste. En 1983, il s'engagea activement pour la Marche des beurs, puis pour la campagne Touche pas à mon pote de SOS Racisme.

Il symbolise donc très bien l'idéologie de la gauche antiraciste. Dans mon texte (voir ci-dessous) sur l'antiracisme, j'expliquais que le mouvement antiraciste était anti-populaire, francophobe et xénophile et qu'au fond, il ne valait guère mieux que le racisme. J'ai pris deux chansons de Renaud illustrant très bien cette présence à la fois de francophobie et de xénophilie dans la pensée antiraciste : il s'agit d'"Hexagone" et de "Salut Manouche".


I - La francophobie (chanson "Hexagone")

Cette chanson dresse un portrait épouvantable de la France et des Français.

« la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément. »

 

« Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin. »

« Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr. »

 
« tous des tocards, tous des faux culs. »

 

« les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles. »

 

« j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité. »

« ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons. »

« en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages. » 

 

« Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés. »

« En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons. »

« Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants. »

 
Lorsque Renaud évoque la France et les Français (de souche), il en parle uniquement en mal. Il s'en prend, de surcroît essentiellement aux Français "d'en bas" et voudrait "tous les voir crever étouffés de dinde aux marrons". A l'inverse, lorsque Renaud parle d'étrangers ou de Français issus de minorités, toute cette haine disparaît. Ainsi, lorsqu'il parle des gitans dans sa chanson "salut manouche", il devient soudainement très positif.

II - La xénophilie (chanson "Salut manouche")

Quand tu t'es pointé sur la zone
Qui pousse au pied d'mon HLM,
Tu as garé ton vieux Saviem
Près d'un pylône.
Z'aviez rangé vos caravanes
Comme les chariots dans un western.
Soudain dans ma banlieue minable
C'était moins terne.
Toi, ta famille, tes chiens, tes mômes,
Tes copains, tes frangins, tes poules,
C'est comme une grande bouffée d'ozone,
Quand ça déboule.

Salut l'gitan,
Salut l'manouche.
Tu t'souviens d'moi ?
Tu m'avais filé ton canif,
Toi tu t'prends toujours pour Cartouche ?
Moi j'ai toujours pas mon certif.

Mario fait toujours le rémouleur,
Angelo fabrique ses paniers,
Moi j'sais bien qu'dans ces p'tits métiers,
Faut faire son beurre.
Il faut avoir des à-cotés,
Toi t'en as toujours eu un max,
Du genre qui font que quand t'es gaulé,
Et ben tu casques.
Tirer la bagnole à un cave,
J'appelle pourtant pas ça un crime :
C'est toujours aux bourgeois qui friment
Qu'tu les chouraves.

Salut l'gitan,
Salut l'manouche.
Tu t'souviens d'moi ?
Tu m'avais filé ton vieux peigne,
Cigarillo au coin d'la bouche,
T'as bien toujours la même dégaine.

T'as toujours ton sacré clébard,
Croisement d'bâtard avec bâtard ;
Tu voulais m'le vendre un milliard,
J'les avais pas.
T'as encore un nouveau tatouage,
Moi j'ai fait trois points sur la main.
Et j'me suis fait percer l'oreille
Par un copain.
Mais ça plaisait pas au dirlo,
Alors y m'a viré d'l'école.
Si j'le croise dans la rue c'mariole
J'lui fais la peau.

Salut l'gitan,
Salut l'manouche,
Tu t'souviens d'moi ?
T'avais failli m'donner ta montre,
Ma mère m'a dit qu't'avais l'air louche.
Moi j'me fous d'c'que les vieux racontent.

Si tu r'tournes bientôt aux Baumettes
Essaie d'dire bonjour à mon vieux :
Dis-y qu'j'ai r'trouvé ses lunettes
Au-d'ssous d'son pieu.
Dis-y qu'y s'inquiète pas pour moi :
Son fiston c'est pas un gadjo.
Dès qu'j'ai quinze ans j'trouve un boulot
Et j'fais comme toi :
J'me paye une vieille DS ruinée
Une caravane et un clébard,
Je laisse les cons dans leur clapier,
Et puis j'me barre.

Salut l'gitan


Conclusion :


A
lors que le raciste aurait dit du bien des Français de souche et du mal des gitans, Renaud fait exactement l'inverse. Il voit d'un côté d'abominables Français de souche qui vont dans les bals populaires, qui sont pétainistes ... et de l'autre côté des gitans qui en s'installant dans la banlieue la rende "soudain moins terne" et dont l'un d'entre eux, est une sorte de Robin des bois qui accomplit des bonnes actions en volant des voitures puisque c'est "toujours aux bourgeois qu'il les chourave."  On retrouve ici la francophobie et la xénophilie. Une intolérance et une haine prodigieuses envers son propre camp et une idéalisation de l'Autre, qui est systématiquement vu, uniquement sous son angle positif.

Par Stéphane BOUGERE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 19 avril 2008

Lundi, vers 17 h, une altercation éclate dans la galerie commerciale Grand’Rue, à Roubaix. Apparemment, tout aurait commencé pour une histoire d’attente un peu trop longue à une borne de développement de photos. Une broutille qui aura cependant de très lourdes conséquences pour la victime, Sandra, une jeune fille de 16 ans qui faisait du shopping avec des amis. L’agresseur, Houssna R’Bib, était elle aussi dans la galerie commerciale avec une amie. Toutes les deux étaient avec leurs enfants, en bas âge, dans des poussettes.
Après la première dispute, verbale, la jeune femme se jette sur la jeune fille, tout en proférant des insultes à caractère raciste contre les Français.
Après les injures, ce sont les coups, dont un violent coup de couteau au visage. Malgré le sang et la panique, l’agresseur trouvera le temps de cacher le couteau dans le paquet de couches culottes, dans la poussette. La jeune fille, elle, porte aujourd’hui une cicatrice de 10 cm de long et le médecin légiste souligne qu’il est « vraissemblable que des séquelles physiques subsistent ».

La présidente Hélène Judes est hors d’elle : « Mais, Madame, vous êtes née à Tourcoing. Vous êtes Française. Comment pouvez-vous dire cela ? Ce sont des insultes que je qualifie de racistes ! » La procureure Reygrobellet, lors de son réquisitoire, ne se montre pas moins sévère à l’encontre de ce qu’elle qualifie de « logique raciale ». Une logique qu’elle dit avoir « du mal à comprendre » mais dont elle ne pointe pas moins la responsabilité dans l’instauration « d’un climat des plus délétères ». « Comment avez-vous pu ainsi défigurer cette jeune fille ? » attaque la représentante du ministère public, avant de réclamer cinq mois de prison dont trois avec sursis.

En défense Me Aurélien Blas est bien en peine, de comprendre le geste de sa cliente. « Mais elle-même ne le comprend pas » , insiste le jeune avocat. « Son acte a dépassé sa pensée » (sic), estime-t-il.
Le tribunal, jugeant « ces faits extrêmement graves »  et estimant que « le trouble à l'ordre public est très important » , a condamné la prévenue à douze mois de prison, dont six avec sursis.


Mais que fait SOS racisme ?

Patrick Klugman, qu'on a entendu en faire des tonnes dans la terrible affaire J.M Cavada, est étrangement silencieux ... Etonnant de sa part ... Vraiment pas son genre ...





Par Stéphane BOUGERE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

stephane.bougere

Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus