1 - L’antiracisme est opposé au racisme, sauf au racisme anti-français
Les antiracistes et plus particulièrement l'association "SOS Racisme" sont censés dénoncer le
racisme, mais n'en dénoncent, en réalité, qu'une seule forme : le racisme s'exerçant à l'encontre des minorités. Ils ne se préoccupent guère du racisme s'exerçant à l'encontre de personnes
n'appartenant à aucune minorité (racisme anti-français) qui n'aurait, selon eux, rien à voir avec le racisme.
Sur le site Internet de "SOS Racisme", plusieurs thèmes font l'actualité :
- Vigile insulté : SOS Racisme porte
plainte
Un vigile a sans doute été victime de propos racistes. SOS Racisme en fait sa "une". Pourquoi ne parlent-ils pas également de cette agression raciste http://stephane.bougere.over-blog.com/article-18870850.html, qui fut à la fois verbale et physique ? Ah, non, suis-je bête, ce racisme ne visait aucune minorité, ça ne compte donc pas.
- L'affaire Ouaddou : un joueur de foot traité de "sale noir" par un supporter du FC Metz, SOS racisme porte plainte
SOS racisme réagit à l'affaire Ouaddou, pourtant, il n'y eut aucune réaction de leur part lors du
match France-Algérie du 6 octobre 2001. Idem
pour le match France-Maroc de 2007, ce qui provoqua la colère de M. Hoareau, journaliste au canard enchaîné http://stephane.bougere.over-blog.com/article-16964385.html.
Ce racisme qui n'émanait pas d'une personne seule comme dans l'affaire Ouaddou mais de plusieurs
milliers de personnes a pu être exercé en toute impunité puisque, de toute façon, pour les antiracistes, quand le racisme ne vise pas une minorité, c'est tout
sauf du racisme. Les antiracistes vont même jusqu'à expliquer que ce racisme verbal anti-français a des causes profondes, et y voient là, bien souvent, un usage tout à fait légitime de la
liberté d'expression. Un groupe de rap français (Sniper) a même pu chanter "la France est une garce" et "on nique la France" dans une de ses chansons sans que cela entraîne la moindre
réaction de la part des associations antiracistes (seuls des jeunes identitaires avaient poursuivi ce groupe en justice) ; quand on connaît la tendance très prononcée desdites associations à en
faire des tonnes pour des histoires qui n'ont strictement rien à voir avec le racisme (voir notamment la mise en cause de J.M Cavada par P. Klugman dans la récente "affaire" Stefanovitch :
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/municipales_2008/20080217.OBS0879/video_polemique__klugman_demande_des_excuses_a_cavada.html), c'est pour le moins
surprenant ...
2 . L'antiracisme va de pair avec la repentance et la
culpabilisation de la France et des Français ... ce qui finit par exaspérer bon nombre de gens
Un troisième thème fait l'actualité sur le site de SOS racisme:
- Appel en faveur d’un enseignement effectif de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage.
Cela va contribuer à culpabiliser encore plus les Français qui n'ont strictement rien à voir avec la
colonisation et l'esclavage, et dont même les ancêtres, n'eurent, pour la quasi-totalité d'entre eux, absolument rien à voir avec tout ça. Mon grand-père fut pêcheur puis
commerçant. Il commença à bosser à l'âge de neuf ans et travailla durant toute sa vie professionnelle, dix-sept heures par jour, sept jours sur sept, pour gagner, au final, un revenu
extrêmement faible, ne lui permettant même pas d'installer l'eau courante chez lui. Pensez-vous que des esclaves ont travaillé pendant quatre-cents ans pour ma famille ? Evidemment, non.
Idem pour 99,9 % des français. Cette repentance permanente donne, en outre, une image désastreuse de la France aux immigrés qui finissent par se victimiser à outrance et imputent à la France
la responsablité de tous leurs problèmes. En retour, ça exaspère bon nombre de Français non-immigrés et ça contribue à dresser les gens les uns contre les autres.
3 - L’antiracisme a favorisé la montée des problèmes de délinquance … et par conséquent le racisme
anti-immigrés
En plus d'avoir favorisé les sentiments
de haine à l'égard de la France, l'antiracisme a également favorisé la montée des problèmes de délinquance. En effet, pour contrer le discours du Front national, la gauche antiraciste a cru
bon pendant longtemps devoir fermer les yeux sur la montée de la délinquance juvénile (le fameux "sentiment" d’insécurité), puis victimiser les délinquants, dans les
quartiers, lorsqu'ils étaient issus de l’immigration. Ils n'ont vu, pendant longtemps, dans la demande de sécurité des citoyens, que la seule influence des idées de Le
Pen.
4 - L’antiracisme provoque un " 2 poids 2 mesures" permanent
L'autre jour, France 2 a diffusé un téléfilm, "Le septième juré", qui montrait, de manière tout à fait arbitraire,
les notables "de souche" d'une localité quelconque tous complices afin de faire passer pour coupable d'un meurtre un homme en raison de son origine maghrébine. J'ai regardé ce téléfilm avec
une personne proche du mouvement anti-raciste. Celle-ci considérait que ce téléfilm était une dénonciation du racisme et a montré ce téléfilm à ses enfants, dans un but éducatif. Je lui ai alors
demandé ce qu'elle aurait pensé d'un téléfilm montrant du début à la fin des personnes "noires" et "arabes", commettre des agressions racistes envers des "blancs", par exemple dans une banlieue
française. Elle m'a répondu qu'elle trouverait ça raciste envers les "noirs" et les "arabes" ... avant de se raviser, comprenant son erreur. Oui, un téléfilm montrant un "blanc" raciste du début
à la fin est considéré comme une magnifique dénonciation du racisme. Un film montrant des immigrés racistes envers des "blancs", comme cela arrive parfois dans la réalité, est considéré, au
contraire, comme raciste. C'est ce que pense, à titre d'exemple, le MRAP : http://stephane.bougere.over-blog.com/article-20043471.html. C'est un des nombreux dommages collatéraux de l'anti-racisme. Ce qui vaut pour les uns, ne vaut pas
pour les autres. Dans l'idéologie dominante antiraciste, le racisme, ça ne marche que dans un sens ; il ne peut émaner que d'un "de souche", sauf dans le cas d'un
agression antisémite où il peut également émaner d'un "Youssouf Fofana". Mais excepté le cas de l'antisémitisme, une personne issue d'une minorité ne peut pas être à l'origine d'actes
racistes. Enfin si ... mais il ne faut surtout pas trop en parler. Concentrons-nous plutôt sur l'abominable Dupont Lajoie !
5 . L'antiracisme a réduit de
manière gigantesque la liberté d'expression ... ce qui risque causer des dégats irréversibles
Il est devenu impossible
aujourd'hui de se déclarer contre le droit du sol sans être aussitôt comparé à un célèbrissime dictateur allemand et moustachu. Pourtant, le droit du sol est très critiqué aujourd'hui, y compris
chez des gens de gauche, mais qui n'ont (comme c'est curieux) jamais accès aux plateaux-télé. Difficile aussi de pouvoir se déclarer librement favorable à l'immigration choisie sans
provoquer des réactions délirantes.Certains sujets sont devenus quasimment interdits au débat et lorsque les débats sont autorisés, les fantômes de Mussolini ou Hiltler s'y
invitent régulièrement.
6 . L'antiracisme est un mouvement anti-populaire
Plutôt que d'essayer de faire en sorte que, dans une banlieue, les "de souche" et les immigrés vivent ensemble, les antiracistes ont
désigné un bouc-émissaire : le Français moyen, le "de souche", et, ont à l'inverse, pris le parti de l'immigré, et ce, systématiquement, en faisant de lui une victime.
Voilà ce qu'explique Julien Landfried sur ce point et auquel je souscris entièrement:
« En 1983, la gauche a changé de logiciel politique et économique. Elle n'avait plus les moyens de gagner les élections
et a donc élaboré une stratégie de substitution au socialisme : c'est l'invention de l'anti-racisme médiatique. Avant, on parlait de lutte des classes, depuis, c'est "Touche pas à mon pote"
! »
« La représentation du Français, depuis les
années 1970, a pris la figure du "beauf " de Cabu, un travailleur blanc, macho, raciste, un plouc inculte. C'est l'image du Français devenue dominante dans les élites culturelles de gauche.
Un film marquant, lui aussi des années 1970, Dupont Lajoie, montre un travailleur "blanc" qui est ontologiquement raciste. Il y a un phénomène de
substitution qui est apparu dans les années 1980 : on préfère au travailleur français, qui était une figure du peuple, la figure de l'immigré. Aujourd'hui on est toujours dans cette configuration
idéologique, qui a évolué en " sans-papiérisme". A force de rechercher la fraternité ailleurs, cela me semble surtout signifier que l'on n'a pas tellement envie de la rencontrer dans son
pays, avec ses voisins les plus proches : les classes populaires. »
7 – L’antiracisme (je ne parle ici
pas de l'antiracisme professionnel, mais de la mentalité antiraciste en général) est une forme de racisme à part entière, une sorte de racisme
inversé (haine de soi, francophobie et/ou occidentalophobie + xénophilie)
En réalité, l'antiraciste, tout comme le raciste, est victime d'une erreur permanente. Il n'est jamais objectif
:
- Lorsqu'un enfant "blanc" issu d’une famille antiraciste est en classe avec vingt-cinq élèves "blancs" et un seul élève "noir",
s'il doit n'avoir qu'un seul copain, ce sera probablement l'enfant "noir" et ce, exclusivement en raison de sa couleur de peau. Sa seule couleur de peau fera qu’il sera perçu, par
l'enfant antiraciste, comme forcément plus sympathique que les enfants "blancs". Plutôt que de faire abstraction de la couleur de peau ou de l'origine de l'Autre, l'antiraciste reproduira ici, inconsciemment, les mêmes
mécanismes que le raciste, mais de manière inversée.
- Un antiraciste "blanc" non-religieux ne mettra jamais les pieds dans
un cours de catéchisme. Par contre il se convertira peut-être à l'islam. On peut citer à titre d'exemple le rappeur Akhenaton et la rappeuse Diams, tous deux convertis à l'Islam (concernant
Diams : http://diams.centerblog.net/3770-Ni-Chienne-de-garde--ni-sage). Pensez-vous
vraiment qu'une "fille" comme Diams, fan de 50 cent (rappeur bling-bling, héro du film autobiographique "get rich or dying" et accusé d'une tentative de meurtre sur son
fils depuis quelques jours), de Mc Do et de Foot Locker (magasin de chaussures de marque), comme elle l'explique si bien dans sa merveilleuse, que dis-je, dans sa victorhuguesque chanson "Ma
France", ait pu passer son enfance entre les cours de catéchisme et les messes du dimanche matin ? Evidemment non, mais comme l'Islam est la religion de l'Autre, peu
importe que l'on soit croyant ou non, que l'on soit religieux ou non ... de toute façon, c'est trop d'la balle !
- Un antiraciste ayant le choix entre aller voir un bon film
américain au cinéma et un mauvais film africain ira probablement, contre toute logique, voir le second. Tout simplement parce que c'est un film africain ; peu importe au fond, la qualité
réelle de celui-ci. De la même manière, l'africanité du djembé explique à elle seule le succès incroyable qu'a connu cet instrument en France ces dernières années
chez de très nombreux jeunes français issus de familles de la gauche antiraciste. Peu importe que l'on aime ou pas le son du djembé, la musicalité est secondaire, c'est forcément un instrument
génial puisqu'il est africain ! Si le djembé avait été un instrument européen, avec exactement la même forme et le même son, on n'aurait jamais vu le moindre le gamin en jouer. Le plus ridicule
dans l'histoire, c'est que la fabrication massive du djembé à destination des petits occidentaux contribuerait à la déforestation de pays comme le Sénégal (http://209.85.135.104/search?q=cache:gK8odvw4yEcJ:www.radio-canada.ca/actualite/v2/tj22h/archive50_200510.shtml+%22Instrument+de+musique+ou+de+destruction%22&hl=fr&ct=clnk&cd=1&gl=fr).
Pour des gens qui sont sensés être soucieux du sort de l'Afrique et des africains ... On a vu mieux ...
Pour en revenir à nos moutons ... euh ... je veux dire ... aux antiracistes
... comme je l'ai dit plus haut, l'antiraciste est victime d'une erreur permanente. Sa vision de la réalité est faussée, déformée. Il n’est jamais objectif. Il refuse de voir une
réalité qui est différente de celle qu’il a idéalisée en amont. Pour lui seul l’"Homme blanc", la France et/ou l’occident sont coupables. Tout ce qui a une image exotique ou orientale est, à
l’inverse, de facto positif. C’est pour cette raison que l’anti-raciste écrira plutôt un livre à la gloire du "Che" qu’un livre sur Clémenceau. Et c’est aussi pour cette raison qu’il refusera de condamner les violences commises par un "non-blanc" en les justifiant par un problème de
chômage alors même, que si ces violences avaient été commises par un "blanc", nul n'aurait jamais trouvé d'excuses déchargeant de toute responsabilité leurs auteurs.
Tout comme le raciste, l'antiraciste adoptera un comportement différent selon qu'il ait
à faire à un "blanc" ou un "non-blanc". Alors que le raciste traitera défavorablement le "non-blanc", l'antiraciste le traitera, à l'inverse, particulièrement favorablement (il sera
ainsi nettement moins sévère avec un "non-blanc" concernant les problèmes de délinquance qu'avec un "blanc"). Pourtant, l'idéal n'est pas de le traîter favorablement mais tout simplement de
le traîter normalement, équitablement. L'idéal est de ne pas être raciste. Or, ne pas être raciste et être anti-raciste sont deux choses totalement
différentes. Ne pas être raciste, c'est être objectif, ne
pas avoir d'à priori. Etre antiraciste, c'est être à la fois francophobe et/ou occidentalophobe, et xénophile, d'où des raisonnements souvent illogiques et extrêmement subjectifs.
Il suffit d'écouter le chanteur Renaud pour s'en rendre compte :
comme chacun le sait, Renaud est un chanteur engagé de gauche. Il a toujours assumé son affection et sa fascination pour François Mitterrand auquel il
envoyait des copies de chacun de ses disques à leur sortie.
Il fut proche du mouvement antiraciste. En 1983, il s'engagea activement pour la Marche des beurs, puis pour la campagne Touche pas à mon pote de SOS Racisme. Il symbolise donc très bien
l'idéologie de la gauche antiraciste.
J'ai pris deux chansons de Renaud illustrant très bien cette présence à la fois de francophobie et de xénophilie dans la pensée antiraciste : il s'agit d'"Hexagone" et de "Salut Manouche".
La
francophobie (chanson "Hexagone")
Cette chanson dresse un portrait épouvantable de la France et des Français.
« la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément. »
« Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin. »
« Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr. »
« tous des tocards, tous des faux culs. »
« les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles. »
« j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité. »
« ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons. »
« en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages. »
« Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés. »
« En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons. »
« Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants. »
Lorsque Renaud évoque la France et les Français (de souche), il en parle uniquement en mal. Il s'en prend, de surcroît essentiellement aux Français "d'en bas" et voudrait "tous les voir crever
étouffés de dinde aux marrons". A l'inverse, lorsque Renaud parle d'étrangers ou de Français issus de minorités, toute cette haine disparaît. Ainsi, lorsqu'il parle des gitans dans sa chanson
"salut manouche", il devient soudainement très positif.
La xénophilie (chanson "Salut manouche")
Quand tu t'es pointé sur la zone
Qui pousse au pied d'mon HLM,
Tu as garé ton vieux Saviem
Près d'un pylône.
Z'aviez rangé vos caravanes
Comme les chariots dans un western.
Soudain dans ma banlieue minable
C'était moins terne.
Toi, ta famille, tes chiens, tes mômes,
Tes copains, tes frangins, tes poules,
C'est comme une grande bouffée d'ozone,
Quand ça déboule.
Salut l'gitan,
Salut l'manouche.
Tu t'souviens d'moi ?
Tu m'avais filé ton canif,
Toi tu t'prends toujours pour Cartouche ?
Moi j'ai toujours pas mon certif.
Mario fait toujours le rémouleur,
Angelo fabrique ses paniers,
Moi j'sais bien qu'dans ces p'tits métiers,
Faut faire son beurre.
Il faut avoir des à-cotés,
Toi t'en as toujours eu un max,
Du genre qui font que quand t'es gaulé,
Et ben tu casques.
Tirer la bagnole à un cave,
J'appelle pourtant pas ça un crime :
C'est toujours aux bourgeois qui friment
Qu'tu les chouraves.
Salut l'gitan,
Salut l'manouche.
Tu t'souviens d'moi ?
Tu m'avais filé ton vieux peigne,
Cigarillo au coin d'la bouche,
T'as bien toujours la même dégaine.
T'as toujours ton sacré clébard,
Croisement d'bâtard avec bâtard ;
Tu voulais m'le vendre un milliard,
J'les avais pas.
T'as encore un nouveau tatouage,
Moi j'ai fait trois points sur la main.
Et j'me suis fait percer l'oreille
Par un copain.
Mais ça plaisait pas au dirlo,
Alors y m'a viré d'l'école.
Si j'le croise dans la rue c'mariole
J'lui fais la peau.
Salut l'gitan,
Salut l'manouche,
Tu t'souviens d'moi ?
T'avais failli m'donner ta montre,
Ma mère m'a dit qu't'avais l'air louche.
Moi j'me fous d'c'que les vieux racontent.
Si tu r'tournes bientôt aux Baumettes
Essaie d'dire bonjour à mon vieux :
Dis-y qu'j'ai r'trouvé ses lunettes
Au-d'ssous d'son pieu.
Dis-y qu'y s'inquiète pas pour moi :
Son fiston c'est pas un gadjo.
Dès qu'j'ai quinze ans j'trouve un boulot
Et j'fais comme toi :
J'me paye une vieille DS ruinée
Une caravane et un clébard,
Je laisse les cons dans leur clapier,
Et puis j'me barre.
Salut l'gitan
Alors que le raciste aurait dit du bien des Français de souche et du mal des gitans, Renaud fait exactement l'inverse. Il voit d'un côté d'abominables Français de souche qui vont dans les bals
populaires, qui sont pétainistes ... et de l'autre côté des gitans qui en s'installant dans la banlieue la rende "soudain moins terne" et dont l'un d'entre eux, est une sorte de Robin des bois
qui accomplit des bonnes actions en volant des voitures puisque c'est "toujours aux bourgeois qu'il les chourave." On retrouve ici la francophobie et la xénophilie. Une intolérance et une haine
prodigieuses envers son propre camp et une idéalisation de l'Autre, qui est systématiquement vu, uniquement sous son angle positif.
8 – Le mouvement raciste et le mouvement
antiraciste sont en réalité très proches l'un de l'autre
A la francophilie et la xénophobie lepénistes, ont répondu pendant presque trente ans, la francophobie et la xénophilie anti-racistes. Les
uns ont défendu les "de souche" contre les immigrés, les autres, les immigrés contre les "de souche". Deux pièces d'un puzzle s'assemblant à la perfection, telles une organisation syndicale et
une organisation patronale défendant l'une et l'autre, sans objectivité aucune, les intérêts d'une catégorie de la population contre les intérêts d’un autre groupe. De façon injuste, la pièce du
puzzle "antiracisme" a été considérée comme étant de facto positive, alors qu'elle n'était pas plus objective que la pièce "racisme". Le comble de l'histoire, c'est que la pièce
"antiracisme" a fortement contribué à envoyer la pièce "racisme" au second tour des présidentielles de 2002 ; on peut en effet comprendre que le paysan
"taré" dont "le pinard et le camembert sont la seule gloire" et le monstrueux travailleur "blanc" qui a commis ce crime épouvantable consistant à apprécier les "bals populaires" et les "feux
d'artifice", tous deux détestés et pointés systématiquement du doigt par la gôôôche antiraciste aient pu finir par s'égarer chez J.M. Le Pen. Je ne pense pas, en effet,
que dix-huit pour cent des français soient tous, sans exception aucune, d'abominables fascistes ayant pour livre de chevet "Mein Kampf". Si la gauche antiraciste
s'était préoccupé du sort de ces gens-là au lieu de les mépriser, le FN n'aurait jamais pu dépasser la barre des dix pour
cent.