Mercredi 31 décembre 2008

JULIEN DRAY "je suis la gauche, la vraie"   

Le 18 juillet 2002 il déclarait dans un entretien au Figaro : « Je suis la gauche, la vraie. Je suis populaire, au sens où je vis avec le peuple, celui qui gagne 8 000 francs par mois, qui galère dans les transports en commun et qui vit dans des quartiers difficiles ».

Voici ce qu'on a pu lire dans un article récent de Libération :

Julien Dray aurait dépensé plus de 200 000 euros dans les horlogeries en France et en Italie depuis trois ans. Ce péché mignon lui avait pourtant valu un interrogatoire serré dans l’affaire de malversations financières de la Mnef, la mutuelle étudiante, à cause de l’achat en 1999 d’une montre à 350 000 francs (54 000 euros). Selon le Canard, Tracfin a retrouvé des achats de stylos de luxe (3 950 euros à Point Plume), de produits Hermès (4 100 euros), « d’hôtellerie de luxe à Monaco » (6 356 euros) et le chausseur Berlutti lui a présenté en juillet dernier une facture de 1 700 euros.

Ah oui, j'oubliais, Julien Dray est né en 1955 et a milité à la LCR jusqu'en 1981 ...

Par Stéphane Bougere - Publié dans : Divers
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Mardi 30 décembre 2008



"Je vous trouve très sympathique évidemment", commence le polémiste. "Mais j'ai lu vos textes et là, je vous avoue que je suis tombé de l'armoire. C'est un ramassis de rimes pauvres désespérant."

"Dans le fond, c'est une espèce de dissertation d'un adolescent de 4e avec le sentiment qui va avec", poursuit Eric Zemmour.


Grand Corps Malade  "J'ai eu la fierté d'avoir énormément de témoignages de profs de français qui m'ont dit qu'ils avaient utilisé mes textes pour les étudier."

Et Zemmour de lâcher : "Ca prouve bien que le niveau s'effondre à l'école !"


Grand Corps Malade . "Vous, votre métier, c'est quand même de venir à la télé pendant deux heures et d'allumer tout le monde."

Zemmour : "Pas du tout, mon métier, c'est d'écrire."

Grand Corps Malade : "Votre métier, c'est le principe, c'est de faire un peu d'audimat en essayant de balancer."



J'ai tout d'abord été assez mal à l'aise devant la dureté de l'attaque de Zemmour. J'ai cru à un moment que Grand Corps Malade (GCM) allait s'effondrer en larmes sur le plateau de Ruquier, tant il semblait touché par les attaques de Zemmour.
Je ne connaissais pas vraiment la musique de GCM avant ce clash. Contrairement à Zemmour qui écoute la musique, non pas pour la composition musicale, mais pour les textes, j'ai toujours écouté de la musique bien plus par passion des notes et des rythmes que des textes. C'est sans doute pour cela que je n'avais jamais écouté GCM puisque la musique est quasiment intégralement absente de sa musique, ce qui est assez paradoxal. Je n'ai d'ailleurs jamais compris que des gens sortent des albums s'il n'y quasiment pas de musique et juste des textes. Pourquoi, si seuls les textes ont un intérêt, faire de la musique plutôt qu'écrire un livre ? Je ne sais pas ... Sans doute parce que ça rapporte plus de sortir des albums que d'écrire des livres et que le niveau d'exigence est beaucoup moins élevé pour les textes en matière musicale qu'en matière de litterature.

J'ai donc écouté GCM pour me faire une opinion. Comme je le pensais, musicalement, rien, à l'exception de deux ou trois notes d'accompagnement tournant en boucle pendant trois minutes, qui ne sont même pas l'oeuvre de GCM, puisque ce n'est même pas lui l'auteur des musiques que l'on entend sur ses albums.
Je me suis alors intéressé aux textes. Je m'attendais à du très lourd puisque GCM nous est souvent présenté comme étant le nouveau grand poète français de ce début de XXIe siècle. Hé bien, je suis tombé de très haut, comme Zemmour. Sur le fond, il n'y a rien de subversif dans ses textes. Et sur la forme, c'est une succession de rimes creuses et faciles, digne, comme l'a dit Zemmour, d'un élève de quatrième.

Voici, pour preuve, le texte du nouveau single de GCM :


Paroles Grand Corps Malade
Titre : Je viens de là
Album : Enfant de la ville

On peut pas vraiment dire qu'on choisit son lieu de naissance
Ce que vont découvrir petit à p'tit les 5 sens
Un jour mes parents ont posé leurs valises alors voilà,
Ce sont ces trottoirs qu'ont vu mes premiers pas
J'viens de là où les mecs traînent en bande pour tromper l'ennui
J'viens de là où en bas ça joue au foot au milieu de la nuit
J'viens de là où on fait attention à la marque de ses textiles
Et même si on les achète au marché on plaisante pas avec le style
J'viens de là où le langage est en permanente évolution
Verlan, rebeu, argot, gros processus de création
Chez nous les chercheurs, les linguistes viennent prendre des rendez-vous
On a pas tout le temps le même dictionnaire mais on a plus de mots que vous
J'viens de là où les jeunes ont tous une maîtrise de vannes
Un DEA de chambrettes, une répartie jamais en panne
Intelligence de la rue, de la démerde ou du quotidien
Appelle-ça comme tu veux mais pour nous carotter tiens-toi bien
On jure sur la tête de sa mère à l'âge de 9 ans
On a l'insulte facile mais un vocabulaire innovant
J'viens de là où dans les premières soirées ça danse déjà le Break
J'viens de là où nos premiers rendez-vous s'passent autour d'un Grec
J'viens de là où on aime le Rap, cette musique qui transpire,
qui sent le vrai, qui transmet, qui témoigne, qui respire,
J'viens de là où y a du gros son et pas mal de rimes ameres
J'viens de là où ça choque personne qu'un groupe s'appelle Nique Ta Mère

[x2]J'viens de là et j'kiffe ça malgré tout ce qu'on en pense
A chacun son territoire, à chacun sa France
Si j'rends hommage à ces lieux à chaque expiration
C'est que c'est ici que j'ai puisé toute mon inspiration


J'viens de là où dès 12 ans la tentation te fait des appels
Du business illicite et des magouilles à la pelle
J'viens de là où il est trop facile de prendre la mauvaise route
et pour choisir son chemin faut écarter pas mal de doutes
J'viens de là où la violence est une voisine bien familière
Un mec qui saigne dans la cour d'école c'est une image hebdomadaire
J'viens de là où trop souvent un paquet de sales gamins
Trouvent leur argent de poche en arrachant des sacs à main
J'viens de là où on devient sportif, artiste, chanteur
Mais aussi avocat, fonctionnaire ou cadre supérieur
Surtout te trompe pas, j'ai encore plein de métiers sur ma liste
Evite les idées toutes faites et les clichés de journalistes
J'viens de là où on échange, j'viens de là où on s'mélange
Moi c'est l'absence de bruit et d'odeur qui m'dérange
J'viens de là où l'arc-en-ciel n'a pas 6 couleurs mais 18
J'viens de là où la France est un pays Cosmopolite
J'viens de là où plus qu'ailleurs il existe une vraie énergie
J'ressens vraiment c'truc là c'est pas de la démagogie
On a pas le monopole du mérite ni le monopole de l'envie
Mais d'là où je viens, c'est certain, c'est une bonne école de la vie
J'viens de là où on est un peu méfiant et trop souvent parano
On croit souvent qu'on nous aime pas mais c'est p'tet pas complètement faux
Il faut voir à la Télé comment on parle de là où je viens
Si jamais j'connaissais pas j'y emmènerais même pas mon chien

[x2]J'viens de là et j'kiffe ça malgré tout ce qu'on en pense
A chacun son territoire, à chacun sa France
Si j'rends hommage à ces lieux à chaque expiration
C'est que c'est ici que j'ai puisé toute mon inspiration


J'viens de là où comme partout quand on dort on fait des rêves
J'viens de là où des gens naissent, des gens s'aiment, des gens crèvent
Tu vois bien d'là où je viens c'est comme tout endroit sur Terre,
C'est juste une p'tite région qu'a un sacré caractère
J'viens de là où on est fier de raconter d'où l'on vient
J'sais pas pourquoi mais c'est comme ça, on est tous un peu chauvin
J'aurais pu vivre autre chose ailleurs, c'est tant pis ou c'est tant mieux
C'est ici que j'ai grandi, qu'je me suis construit...J'viens de
la Banlieue



Non seulement, c'est inintéressant sur le fond, mais en plus les rimes sont bateau. Je n'ai aucun talent pour la poésie mais j'aurai pu écrire la même chose en quelques minutes seulement. Pire, on trouve pleins de blogs internet de poésie dont les auteurs ont bien plus de talent que GCM.

Voici le premier poème que j'ai trouvé sur le premier blog sur lequel je suis tombé en tapant "blog poésie" sur google :


Lettre évadée

Ni parapluie d'épées aux duels d'averses,
Où le vent se pique à l'abjection des cantiques.
Ni souliers vernis pour si peu de brillant lyrique,
Seule, une lettre évadée sur un chemin de traverse

Je prends la lettre au mot et je rebondis vers vous,
Amour de ma poésie, poésie de mon fol amour,
Quelle image allez-vous offrir à mes yeux flous ?
Je la distingue, à peine, dans son écrin de velours.

Et, voilà que s'échappe une splendide perle rose,
Parfaite dans sa rondeur et brillante d'un bel éclat,
J'en caresse la transparence, elle se métamorphose,
La magie du verbe est bien capricieuse, ici bas.

M'apparaît, alors, en toute splendeur, votre sourire,
Vos lèvres mouillées déplient une phrase enjouée,
Le stylo joyeux, j'embrasse une virgule de désirs,
Là, où mon coeur cesse de battre, le vôtre renaît.

 

 

Voilà, il m’a suffit de tomber sur le premier blog venu, pour trouver bien mieux que GCM. Donc, non seulement, la musique est quasiment absente des albums de GCM, mais en plus, les textes sont nettement moins bon que de nombreux poèmes non commercialisés, que l’on trouve sur de nombreux blogs internet.

 

Et dire que GCM est présenté que un grand phénomène de la poésie ! Quelle rigolade !

Zemmour a été dur avec lui, mais il n’a fait que dire la stricte vérité ! C’est un succès totalement immérité !

 

Mais le plus choquant, c’est que GCM nous explique que ses textes sont utilisés par des professeurs de français ! Va-t-on maintenant mettre au programme du bac de français les textes de GCM, au même titre que les textes de Victor Hugo ou de François Rabelais ?

On finit vraiment par se le demander. C’est en tout cas très révélateur de l’époque dans laquelle on vit. Le relativisme culturel est roi, tout se vaut, tout est culture, tout le monde est artiste, il n’existe plus aucune hiérarchie en matière culturelle. Si ça continue comme ça, GCM aura bientôt remplacé Georges Bizet dans le patrimoine culturel français.


Par Stéphane Bougere - Publié dans : Zemmour
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Mardi 30 décembre 2008

L'affaire « Zied et Bouna » fut très médiatisée et entraîna les émeutes de décembre 2005. Durant cette affaire tragique, les policiers furent violemment mis en cause.
L'affaire fut tout d'abord portée devant le tribunal administratif. Mais celui-ci se déclara incompétent. C’est donc le juge judiciaire qui devra se prononcer sur la responsabilité de la police dans la mort de Zied et Bouna.

J’ai eu l’occasion de discuter avec un juge du tribunal administratif qui a eu à connaître de cette affaire il y a environ six mois et il m’a confié que la responsabilité des policiers n’avait aucune chance d’être retenue en l’état actuel des choses. Il m’a surtout expliqué précisément ce qui s’était passé :

 

Des habitants d’un quartier en banlieue appellent la police pour signaler la présence de trois personnes en train de commettre un vol. Voyant la police arriver, ces trois personnes prennent la fuite. Alors qu’ils s’enfuient, ils croisent une quinzaine de copains à eux qui reviennent d’une partie de rugby et leur crient « barrez-vous, y’a les flics qui arrivent ».

Ce groupe d’une quinzaine de personnes s’enfuie alors qu’aucun d’entre eux n’était recherché par la police. Parmi cette quinzaine de personnes, figuraient Zied et Bouna qu’on retrouva morts dans le transformateur EDF. Les policiers ne pouvaient pas savoir qu’ils étaient dans le transformateur puisqu’ils ne les poursuivaient pas et ne les connaissaient même pas.

On verra bien ce que donnera le jugement mais je mets d’ores et déjà ma main à couper qu’aucune responsabilité de la police ne sera retenue.

 

Ce qui est frappant, c’est la très forte médiatisation de cette affaire. Plus personne en France n’ignore le nom de Zied ou Bouna ; on peut ensuite noter que ça a légitimé aux yeux de certains le fait de tout brûler sur leur passage dans la France entière durant plusieurs jours ; enfin, on peut se souvenir du très fort soupçon ayant pesé sur les policiers, présentés par certains comme coupables avant tout jugement, comme s’ils n’avaient même pas droit à la présomption d’innocence, comme tout justiciable.

 

Le premier jour des émeutes, une autre affaire vit le jour : il s’agit de l’affaire Irvoas. Ca ne vous dit sans doute pas grand-chose. Rien d’étonnant à cela, cette affaire fut nettement moins médiatisée que l’affaire « Zied et Bouna ». Voici un petit rappel des faits :

 

Le 27 octobre 2005, Jean-Claude Irvoas et sa famille rentrent de promenade et s'arrêtent à Épinay-sur-Seine, dans le quartier d'Orgemont, dans le but de photographier un lampadaire installé par la société ETI, chez qui il travaille. Deux jeunes vendeurs de cannabis et un de leurs clients, croyant qu'il les photographie, l'agressent violemment. Jean-Claude Irvoas, roué de coups sous les yeux de sa femme et de sa fille, est retrouvé mort quelques heures plus tard.

La veuve et la fille de la victime, de crainte de représailles, malgré l'arrestation des meurtriers présumés, seront reçues quasiment en secret, le 31 octobre, par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. Quatre jeunes sont arrêtés pour les faits. Ils ont tous déjà été condamnés pour vols, recels, ou trafic de drogue. Le 20 novembre 2007, commence leur procès aux assises. Benoît Kusonika, 25 ans, est condamné à 15ans de prison. Samba Diallo, 24 ans, et Icheme Brighet, 22 ans, sont condamnés à 12 ans de prison.

 

Ce qui est frappant, c’est la différence de médiatisation entre les affaires « Zied et Bouna » et « Irvoas », survenues pourtant le même jour. Alors qu’aujourd’hui, on ne compte plus leurs messages et pensées en la mémoire de Zied et Bouna et les témoignages d’affection pour leurs familles, personne ne se soucie de la mémoire de Jean-Claude Irvoas et de la douleur de sa famille. Pourtant, celui-ci a été assassiné devant les yeux de sa femme et de ses enfants.

 

Voilà encore une des conséquences de l’antiracisme. On parle énormément de la mort de jeunes de banlieue tant en mettant allègrement en cause la police alors que les policiers n’avaient, de toute évidence, aucun lien direct avec la mort de ces jeunes gens.

A l’inverse, un blanc est tué par des jeunes gens d’origine étrangère ; nous n’avons aucun doute quant à la culpabilité des agresseurs ; la médiatisation est nettement moins forte que pour l’affaire « Zied et Bouna », idem concernant la mise en cause des agresseurs. Il ne fallait pas trop parler de cette agression qui pouvait, dans l’esprit de certains, conduire à la stigmatisation d’une partie de la population et faire le jeu du Front National. Alors que des mouvements comme les « indigènes de la République » multiplient les messages de soutien aux familles de Zied et Bouna et de dénonciation de la police qui serait selon eux directement responsable de leur mort parce que raciste envers les noirs et les arabes, on ne les a jamais encore vu se soucier une seule fois de la douleur de la famille de Jean-Claude Irvoas. La victimisation a décidemment encore de beaux jours devant elle. Le deux poids deux mesures aussi …

Par Stéphane Bougere - Publié dans : Antiracisme
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Mercredi 24 décembre 2008
Par Stéphane Bougere - Publié dans : Divers
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Lundi 22 décembre 2008
Par Stéphane Bougere - Publié dans : Zemmour
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Lundi 22 décembre 2008

Yvelines : agressé parce qu'il est noir | 19.12.2008, 19h04 | Un jeune Africain de 20 ans a été agressé, ce matin, au cœur du quartier du Vieux Pays à Sartrouville (Yvelines). Vers 5h20, rue du Docteur-Roux, trois jeunes gens âgés d'une vingtaine d'années, d'origine maghrébine mais natifs du quartier, agressent un passant à coups de morceaux de bois. Leur victime ne se laisse pas faire. L'Africain blesse l'un de ses agresseurs d'un coup de couteau. La police est prévenue par des riverains. L'homme au couteau et l'un de ses agresseurs sont placés en garde à vue. Le suspect confirme qu'il s'agit bien là d'une agression gratuite. «Il affirme qu'ils ont vu arriver ce passant et qu'ils ne voulaient pas voir un Noir circuler dans leur quartier », ajoute un policier. Le suspect devrait être déféré aujourd'hui au parquet de Versailles. leparisien.fr

Aucun communiqué sur le site de SOS Racisme ou du MRAP. Comme c'est curieux ...
Par Stéphane Bougere - Publié dans : Antiracisme
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Dimanche 14 décembre 2008
Par Stéphane Bougere - Publié dans : Ca se Dispute
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Dimanche 14 décembre 2008
Par Stéphane Bougere - Publié dans : Attali
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Dimanche 14 décembre 2008
Par Stéphane Bougere - Publié dans : Canteloup
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Vendredi 12 décembre 2008
Par Stéphane Bougere - Publié dans : Sarkozy
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